WireGuard ou OpenVPN : lequel choisir en 2026 ?
Si vous cherchez un VPN, vous tombez forcément sur ces deux noms. Ce sont les deux protocoles sérieux du marché — les autres sont soit propriétaires, soit dépassés. Voici ce qui les sépare vraiment, sans jargon commercial.
En une phrase
OpenVPN est un vétéran de 2001, très configurable, capable de se déguiser en trafic web ordinaire. WireGuard est arrivé en 2020, il est beaucoup plus simple, beaucoup plus rapide, et intégré directement au noyau Linux.
La vitesse
C'est la différence la plus visible. OpenVPN, c'est environ 70 000 lignes de code ; WireGuard, moins de 4 000. Moins de code à exécuter pour chaque paquet, c'est plus de débit et moins de latence. Sur une connexion fibre, la différence se voit ; sur un téléphone, elle se sent aussi sur la batterie : WireGuard consomme nettement moins.
La reconnexion est l'autre point fort. Vous passez du Wi-Fi à la 4G en sortant de chez vous ? OpenVPN doit renégocier toute la session, ce qui coupe quelques secondes. WireGuard reprend là où il en était, presque instantanément.
La discrétion
C'est le seul domaine où OpenVPN garde l'avantage. En mode TCP sur le port 443, il ressemble à s'y méprendre à une connexion HTTPS ordinaire : dans un pays ou un réseau d'entreprise qui bloque les VPN, il passe souvent là où WireGuard (UDP, port bien identifiable) est bloqué.
Si vous êtes dans un pays qui censure activement Internet, OpenVPN TCP 443 reste une roue de secours utile.
Le piège du MTU en 4G
Un point que la documentation commerciale ne mentionne jamais, et qui fait perdre des heures. En 4G, le réseau de l'opérateur découpe les paquets un peu plus petits que sur une ligne fixe. Si la configuration WireGuard ne le prévoit pas, le tunnel se connecte — la poignée de main réussit — mais les pages ne s'ouvrent pas, ou seulement les petites. On croit à une panne du serveur alors que tout va bien.
La solution tient en une ligne dans le fichier de configuration :
MTU = 1280
Nous l'avons appris à nos dépens, et c'est pour cela que toutes les configurations que nous livrons contiennent cette ligne. Si un fournisseur vous donne un fichier sans MTU et que « ça ne marche pas en 4G », vous savez maintenant quoi ajouter.
Le piège du DNS sous Linux
Autre classique : sur Debian, Ubuntu ou Mint, le tunnel monte, wg show affiche une poignée de main récente… et aucun site ne s'ouvre. Il manque openresolv, sans lequel les serveurs DNS du VPN ne sont jamais appliqués. Une commande :
sudo apt install openresolv
Alors, lequel ?
- WireGuard pour l'usage quotidien : plus rapide, plus stable en mobilité, plus économe en batterie. C'est ce que nous utilisons chez VPN Paris.
- OpenVPN si vous devez traverser une censure ou un pare-feu d'entreprise agressif.
Un bon fournisseur devrait pouvoir vous proposer les deux. Un fournisseur qui n'a que du protocole « maison » non audité mérite votre méfiance : en chiffrement, l'originalité n'est pas une qualité.
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